Cette brève présentation, destinée aux élus et aux candidats aux élections municipales de 2026, porte sur les difficultés liées aux circulations routière et piétonne signalées par plusieurs riverains des rues de la Guignardais, du Général de Gaulle et du Champ Grenu à Lamballe-Armor.
Malgré certains efforts engagés par la municipalité, ceux-ci demeurent insuffisants pour limiter efficacement la vitesse des véhicules. La situation reste aujourd’hui préoccupante en matière de sécurité routière.
Si les accidents graves sont heureusement restés rares, la configuration des lieux présente néanmoins, à plusieurs endroits, des risques avérés pour les usagers, et en particulier pour les piétons.
Ce rapport n’a pas pour vocation de mettre en cause ou d’alerter de manière excessive les élus, mais bien de les sensibiliser à la réalité vécue dans ce quartier. Il se veut un outil d’information et de réflexion, susceptible d’éclairer et d’accompagner les prises de décision futures.
- 3 principaux axes de circulation dans notre quartier
- La vitesse, une problématique déjà identifiée dès 2014
- État des voies de circulation des piétons
- La passerelle / Voie douce
- En conclusion
- Quelques images des problèmes discutés ci-dessus
3 principaux axes de circulation dans notre quartier
La rue de la Guignardais est située au nord de la commune de Lamballe-Armor. Desservie par la rue De Gaulle et par la rue Jouan au sud, puis par la rue de la Cotentin au nord, elle constitue un axe routier majeur emprunté quotidiennement par un nombre important de véhicules. Pour les usagers en provenance du centre-ville, elle représente une alternative directe à la rue de Dahouët.
Cet axe connaît une fréquentation particulièrement élevée aux heures de pointe, mais aussi sur les créneaux où se déroulent des activités sportives à la salle omnisports Jouan. En journée, la circulation y demeure moins dense mais reste continue.
La rue de la Guignardais assure notamment les fonctions suivantes :
- relier, par l’itinéraire le plus court, les communes d’Andel, Planguenoual et Morieux
- permettre l’accès au collège Simone Veil via le chemin de la Tête Noire
- faciliter le dépôt des élèves se rendant au collège Simone Veil, notamment par la passerelle depuis le parking Jouan
- desservir le Gymnase Jouan lors de d’entraînements ou de compétitions sportives
- desservir les axes menant vers Pléneuf, Erquy et Plancoët via le chemin de la Tête Noire
- offrir un accès rapide à la rocade reliant la commune à la RN 12.
La rue du Général De Gaulle est aussi un axe très emprunté de l’agglomération Lamballaise. Elle a déjà subi, il y a un certain temps, des aménagements consistant à l’élaboration de chicanes prolongées de zone de stationnement.
Elle permet de :
- relier la zone Est de la ville vers son centre
- permettre depuis le centre l’accès au collège Simone Veil et au lycée Henri Avril
- desservir les directions de Pléneuf, Erquy, Saint-Aaron via la rue de Dahouët
- desservir les directions de Matignon, Plancoët via le rond-point de Lanjouan.
La rue du Champ Grenu est une alternative à la rue De Gaulle aux heures de pointe. Elle permet un léger gain de temps pour l’accès au centre-ville des personnes venant du Nord de l’agglomération. Sa particularité est de ne pas disposer de trottoirs.
La vitesse, une problématique déjà identifiée dès 2014
Comme tous les axes desservant une zone urbaine, les rues de notre quartier sont soumises à des réglementations quant à la vitesse autorisée pour les véhicules à moteur.
Rue de la Guignardais
Dès 2014, la municipalité avait identifié une problématique de circulation automobile sur la rue de la Guignardais, portant notamment sur la sécurité des piétons empruntant le nouveau cheminement reliant le gymnase de la rue Jouan au parking Jouan, quant à lui utilisé comme accès piéton vers le collège Simone Veil. À l’issue d’une concertation avec les riverains, deux panneaux « stop » ont été implantés afin de fractionner le flux de circulation et, par conséquent, de réduire la vitesse des véhicules sur l’axe de la Guignardais (article du Télégramme du 3 novembre 2014).

Si ces aménagements ont permis un ralentissement notable de la vitesse sur le tronçon concerné, ils n’ont en revanche pas eu d’effet significatif sur la partie basse de la rue en direction d’Andel.
À cette époque, malgré les sollicitations des habitants, l’édile avait indiqué qu’il était impossible d’installer un dispositif de ralentissement supplémentaire sur la partie basse, en raison de la pente de la rue de la Guignardais.
Néanmoins, un dispositif de coussins berlinois avait été mis en place au niveau du pont enjambant le Chiffrouet. S’il a effectivement contribué à ralentir la vitesse des véhicules sur le pont, la pertinence de son implantation dans une zone quasi inhabitée, demeure pour le moins énigmatique. De la rue Jouan jusqu’à ce point, seule une signalisation 30km/h, peu dissuasive, est présente.Les aménagements installés sur cet axe montrent que sur la partie la plus fréquentée par les riverains piétons, n’est pas couverte par des dispositifs de ralentissement de la circulation de véhicules à moteurs.



Rue Général De Gaulle
Bien que la rue soit aussi limitée à 30 km/h, cette limitation n’est pas souvent respectée. Il s’agit d’un axe de circulation majeur, particulièrement emprunté le matin et en fin de journée. À l’inverse, les soirées et les nuits sont souvent marquées par des accélérations bruyantes et dangereuses.
Le flux important de véhicules et l’absence de respect des limitations de nombreux usagers rendent la situation particulièrement préoccupante. Les chicanes mises en place n’ont aujourd’hui que peu d’effets réels sur le comportement des automobilistes. Elles sont simplement contournées sans ralentissement notable. Afin d’agir efficacement sans engager de lourds travaux (comme cela a pu être fait rue Maréchal Foch), il semblerait pertinent de créer de nouveau passages piétons à ceux existants et d’y assortir des ralentisseurs au sol. Ces aménagements simples contribueraient à la fois à réduire la vitesse et à sécuriser les traversées piétonnes.
Rue du Champ Grenu
La rue du Champ Grenu bénéficie d’aménagements relativement récents. Néanmoins, des habitants ont signalé des difficultés liées à l’absence de trottoirs surélevés, situation qui expose directement les personnes sortant de leur domicile au flux de circulation des véhicules. Bien que ce secteur soit également soumis à une limitation de vitesse fixée à 30 km/h, celle-ci n’est pas systématiquement respectée par les automobilistes. Le stationnement des véhicules provoque des obstructions sur les voies piétonnes, obligeant les usagers à marcher sur la chaussée.



État des voies de circulation des piétons
Dans son ensemble, le réseau de trottoirs desservant les habitations de la rue de la Guignardais est vieillissant. Au regard des observations effectuées, l’état des lieux met en évidence plusieurs dysfonctionnements :
- De nombreuses zones piétonnes dégradées, notamment par décollement du revêtement bitumineux
- La présence de nids-de-poule
- Des poteaux EDF dégradés1 et obstruant partiellement le passage
- Des largeurs de trottoirs irrégulières et, par endroits, insuffisantes
- Le développement de végétation et de mousse dans le bitume détérioré (trottoirs parfois glissants).
L’ensemble de ces éléments rend la circulation piétonne difficile, en particulier pour les personnes à mobilité réduite ou accompagnées de poussettes. Par ailleurs, l’irrégularité des largeurs de trottoirs, conjuguée au stationnement anarchique de certains riverains, contraint fréquemment les piétons à descendre sur la chaussée. Cette situation présente un caractère dangereux, notamment en période nocturne, et en l’absence d’éclairage public. Une partie du quartier, aux regards du récent Plan Local d’Urbanisme est classé dans la catégorie « Site Patrimoine remarquable » afin de garantir « la préservation de ce patrimoine, propice au rayonnement de la collectivité et au maintien et développement de l’attractivité commerciale et touristique2. L’état du réseau routier et piétonnier semble être en contradiction avec cette doctrine.
La passerelle / Voie douce
Dans son ensemble la voie douce / passerelle reliant le parking Jouan et le collège Simone Veil a été bien accueillie pas les habitants.
Lors de sa création, deux poubelles ont été installées de part et d’autre de l’édifice. À ce jour, ces dernières ont disparu et de nombreux déchets jonchent en contrebas de la passerelle. La promenade de nombreuses personnes accompagnées de chiens occasionne aussi beaucoup de déjections sur le passage. Aucun dispositif de mis à disposition de sachet de ramassage n’est disponible.
En conclusion
Globalement, le passage en zone limitée à 30 km/h a sans doute eu quelques effets positifs en matière de réduction de la vitesse. Néanmoins, il est toujours observé une vitesse excessive de nombreux véhicules et des comportements à risques. Au final, seul le dispositif installé au niveau de la rue Jouan en 2014 apparaît efficace.
À l’instar de ce qui a pu être entrepris dans certains quartiers de Lamballe-Armor, et en particulier sur la zone du centre-ville, quelques projets devraient être présentés et soutenus par la municipalité dans un souci d’équité et mais aussi de cohérence urbaine.
Quelques idées infra pourraient être de nature à rendre la vie du quartier plus paisible et moins dangereuses :
- Matérialisation renforcée des passages piétons
- Mise en place de nouveaux passages piétons et de ralentisseurs
- Un vrai système de ralentissement tel la rue Foch à Lamballe-Armor
- Présence de contrôles police / vitesse
- Réfections des trottoirs
- Effacement des réseaux téléphonique et électriques
- Mise en place de collecteurs de déchets sur la passerelle
- Sensibilisation des collégiens et promeneurs usagers de la passerelle.
Quelques images des problèmes discutés ci-dessus

















- Constatés par un élu en 2025, sans prise d’initiative connue. ↩︎
- Révision du site patrimonial remarquable, sur le site de Lamballe-Armor ↩︎